Vous êtes romancier, dramaturge et vous écrivez également pour la télévision. Comment êtes-vous venu à l’écriture, et plus particulièrement à l’écriture de thrillers ?
J’ai toujours été un grand lecteur de thrillers. Un jour, j’ai eu l’idée d’une intrigue et j’ai décidé de la développer moi-même. A cette époque, je travaillais régulièrement pour une grande entreprise spécialisée dans le traitement des déchets. Mon premier thriller, intitulé Dump (1995), s’inspire de cette expérience : il traite du trafic des déchets toxiques.
Quelles sont vos influences littéraires ?
Elles sont nombreuses, avec une préférence pour les auteurs anglophones. J’aime leur façon de raconter une histoire. Les premiers thrillers que j’ai lus sont ceux de Desmond Bagley, Hammond Innes et Nevil Shute. Ils m’ont profondément marqué.
Comme son titre l’indique, votre roman aborde le problème de l’usurpation d’identité. Comment -vous est venue l’envie d’écrire une histoire à partir de ce sujet ?
J’avais lu plusieurs articles dans la presse, et chaque fois des idées me venaient. Il y avait toujours quelque chose de bizarre dans ces histoires. Cela m’a donné envie d’imaginer un scénario encore plus étrange et de le rendre réel.
Pensez-vous que le vol d’identité soit un crime engendré par notre société contemporaine ?
Non, le vol d’identité est un crime plutôt ancien. En revanche, le vol d’identité numérique est très contemporain et il progresse à une rapidité effrayante. C’est le taux de criminalité qui croît le plus fortement. Toutes les trente secondes, une identité est volée.
Avez-vous effectué beaucoup de recherches autour de ce thème ?
Oui, beaucoup. J’ai rencontré quelques difficultés dans les pays européens, où les grandes institutions financières, comme les banques ou les assurances, ne sont pas tenues de signaler les cas de pertes de données liées au vol d’identité. Contrairement aux Etats-Unis, où les entreprises sont obligées de faire un rapport en cas d’anomalie. C’est la raison pour laquelle cette forme de crime semble plus courante aux Etats-Unis. Malheureusement, cette tranquillité européenne est trompeuse…
Considéré aux Pays-Bas comme l’un des maîtres du thriller, Charles den Tex nous entraîne avec Identité volée dans une descente aux enfers qui, à l’ère d’Internet, n’a rien d’une fiction. Paranos s’abstenir ! |