Vous inspirez-vous de vos expériences personnelles pour créer vos histoires et vos personnages ?
Oui, assez souvent. C’est une des raisons pour lesquelles je fais tant de recherches sur le terrain. J’ai de cette façon la possibilité d’élargir mes expériences et d’en tirer le meilleur profit. Cela m’aide à rendre mes romans plus vrais, mais cela me permet aussi de me confronter à certaines difficultés, qu’il s’agisse d’un revolver qui s’enraye, de se retrouver face à un requin en pleine mer ou de faire de la voltige – ce qui me donne la nausée.
Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir écrivain ?
Enfant, je n’avais pas le droit de regarder la télévision, donc je lisais en permanence. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être écrivain. Mon premier livre, relié avec du carton orné d’affreuses illustrations que j’avais faites moi-même, s’intitulait Willie, Julie et l’affaire du trésor enfoui. Je l’ai écrit lorsque j’avais six ans et il se trouve toujours sur mon étagère, à côté de mes livres publiés.
Quelles ont été vos plus grandes influences littéraires ?
En haut de la liste je mettrais probablement Stephen King, que j’ai découvert gamin. J’ai lu Salem, terrifié, sous mon lit (mes parents ne dînaient pas à la maison ce jour-là), lorsque j’étais à l’école primaire. Mes études m’ont aussi beaucoup influencé : j’ai dévoré Faulkner et Shakespeare. J’aime leurs penchants pour la violence et le suspense.